IDRIS MUFUKA propose 10 clefs pour développer le secteur énergétique en RDC.

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Expert en management des systèmes énergétiques et énergies renouvelables, Idris Mufuka Kudiye espère voir le secteur énergétique congolais se développer au cours du deuxième mandat de Félix Tshisekedi, inauguré le 20 janvier dernier. Pour atteindre cet objectif, l’expert a proposé au Président de la République des pistes de solution, se basant sur la production locale et la mise en place d’une politique énergétique décentralisée et responsable. Pour cet expert, le développement socio-économique de la RDC n’est possible que par la production locale avec la mise en place d’une politique énergétique décentralisée et responsable. Ci-dessous les 10 clefs proposer par l’Ir Idriss Mufuka pour développer le secteur énergétique congolais.

1) La mise en place des mesures pour la révision et l’accompagnement de la loi 14/011 de juin 2014, qui circonscrit que l’hydroélectricité et pourtant le pays regorgent beaucoup d’autres sources énergétiques avec plusieurs opérateurs qui ne sont pas reconnus moins encore protégés par la dite loi.

2) La création du fond national de maintenance des ouvrages énergétiques a fin d’assurer la disponibilité des pièces de rechange ainsi que le fonctionnement optimal des ouvrages énergétiques, partant de la production, transport et distribution de l’énergie électrique sur toute l’étendue de la RDC.

3) Le choix du candidat ministre des ressources hydrauliques et électricité pour le prochain gouvernement, ne doit pas se faire seulement par cota politique mais plus sur le facteur compétences, il serait souhaitable que le prochain ministre des ressources hydrauliques et électricité soit un expert du secteur de l’électricité.

4) Allouer au moins 30% du budget national, exercice 2024, pour le développement du secteur de l’électricité.

5) La mise en place d’un cadre de collaboration étroite entre les cadres institutionnels du secteur de l’électricité de la RDC ( ministère de tutelle, l’autorité de régulation, l’ANSER et les provinces) avec les ministères de développement rural et celui de l’ environnement , l’ACTEDD, a fin d’éviter de travailler de manière isolée mais surtout pas de chevauchement qui ne favorise pas l’émergence du secteur de l’électricité de la RDC.

6) Le ministère des ressources hydrauliques et électricité ne doit pas avoir d’autres services techniques que son
secrétariat général, Anser, autorité de régulation du secteur de l’électricité, ‘inspection technique et la SNEL , tout les services techniques attachés au cabinet du ministre, telque SNE, UCM, GCK et autres doivent en principe être affectés soit au secrétariat général ou a l’Anser conformément au dispositions de la loi 14/011 de juin 2014qui régit le secteur de l’électricité ainsi que l’organigramme du dit ministère, mais surtout pour éviter de fragiliser certaines attributions du secrétariat général aux ressources hydrauliques et électricité ainsi que des cadres légaux du secteur de l’électricité.

7) Privatiser le département de distribution de la société nationale de l’électricité ,pour permettre à la Snel de se concentrer que sur la production et au privé d’améliorer la qualité des services de distribution de l’électricité .

8) Le plan national d’électrification doit privilégier plus la construction des centrales énergétiques d’au moins 500Kw et plus afin de booster la petite et moyenne industrie agroalimentaire et autres activités économiques que des petites capacités et l’éclairage public qui ne changerons rien sur le plan économique des populations.

9) Le secteur de l’électricité est technique et ne doit pas être politisé, le choix des sites pour la construction des centrales et électrification doit être l’objet des études sociaux -économiques, techniques, d’impact environnemental et social de manière minutieuse et non d’un simple choix pour des fin politique, les ouvrages énergétiques doivent êtres rentables et durables pour tous.

10) La mise en place du plan stratégique national de promotion des énergies issues des métaux verts, des sources renouvelables et non  renouvelables d’ici 2050. ( lithium, cobalt, gaz méthane, l’hydrogène vert et blanc, le solaire, l’éolien, le biogaz et l’hydroélectricité…)

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